Comprendre son corps pour mieux comprendre son comportement : squelette, muscles, organes et morphologie
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Observer un chien, ce n'est pas seulement regarder s'il marche, court, joue ou remue la queue.
Son squelette lui permet de se déplacer. Ses muscles produisent le mouvement. Ses articulations lui donnent sa mobilité. Ses organes assurent les fonctions indispensables à la vie. Mais son corps est également un formidable moyen de communication.
Une posture qui se modifie, une tête qui se détourne, un corps qui se raidit, une queue qui change de position ou un chien qui ralentit peuvent nous apporter de précieuses informations.
Chez Cynopassion, comprendre le chien passe donc aussi par l'observation de son corps.

Voici les principales notions d'anatomie canine à connaître pour mieux comprendre comment votre compagnon est construit, comment il se déplace et comment il communique.
À retenir : cet article est destiné à mieux comprendre l'anatomie générale et l'observation du chien. Il ne remplace pas l'examen ni le diagnostic d'un vétérinaire.
1. Qu'appelle-t-on l'anatomie du chien ?
L'anatomie canine étudie la structure du corps du chien.
Elle comprend notamment :
- le squelette ;
- les articulations ;
- les muscles ;
- les organes internes ;
- le système nerveux ;
- les appareils respiratoire, digestif, urinaire et reproducteur ;
- les différentes régions extérieures du corps.
Toutes ces structures fonctionnent ensemble.
Le système musculosquelettique, par exemple, associe os, articulations, muscles, tendons et ligaments. Les os constituent la structure rigide du corps et protègent certains organes ; les muscles permettent notamment le mouvement et la posture ; les tendons relient les muscles aux os tandis que les ligaments participent à la stabilité des articulations.

Squelette de chien :
A – Vertèbres cervicales (au nombre de 7). B – Vertèbres dorsales ou thoraciques (au nombre de 13, portant chacune une côte). C – Vertèbres lombaires (au nombre de 7). D – Vertèbres sacrées (au nombre de 3). E – Vertèbres caudales ou coccygiennes (au nombre de 20 à 23).
1 – Crâne.
2 – Maxillaire (supérieur).
3 – Mandibule (mâchoire inférieure).
4 – Atlas.
5 – Axis.
6 – Scapula (omoplate).
7 – Épine de la scapula.
8 – Humérus.
9 – Radius.
10 – Ulna (cubitus).
11 – Phalanges.
12 – Métacarpiens.
13 – Carpes.
14 – Sternum.
15 – Partie cartilagineuse de la côte.
16 – Côtes (au nombre de 13).
17 – Phalanges.
18 – Métatarsiens.
19 – Tarses.
20 – Calcanéum.
21 – Fibula (péroné).
22 – Tibia.
23 – Patella (rotule).
24 – Fémur.
25 – Ischion.
26 – Bassin (os coxal).

1 : Bouche 2 : Trachée 3 : Œsophage 4 : Poumons 5 : Cœur 6 : Foie 7 : Estomac 8 : Vessie 9 : Côlon 10 : Intestin grêle 11 : Rein 12 : Rate 13 : Cerveau
2. Les différentes parties extérieures du chien
Avant même de parler du squelette, il est utile de savoir identifier les grandes régions du corps.
La tête
On distingue notamment :
- le crâne ;
- le museau ;
- la truffe ;
- les mâchoires ;
- les yeux ;
- les oreilles ;
- les joues ;
- les lèvres.
Le tronc
Il comprend notamment :
- l'encolure ;
- le garrot ;
- le dos ;
- le thorax ;
- les côtes ;
- les reins ;
- le ventre ;
- les flancs ;
- la croupe.
Les membres antérieurs
On retrouve notamment :
- l'épaule ;
- le bras ;
- le coude ;
- l'avant-bras ;
- le carpe ;
- le métacarpe ;
- les doigts.
Les membres postérieurs
Ils comprennent notamment :
- la hanche ;
- la cuisse ;
- le genou ;
- la jambe ;
- le jarret ;
- le métatarse ;
- les doigts.

Et bien entendu, la queue fait également partie intégrante de la morphologie et de la communication corporelle du chien.
Conseil de Christian
Observer régulièrement son chien permet de mieux connaître sa posture habituelle. Une modification de sa façon de se tenir ou de se déplacer mérite alors davantage d'attention.
3. Le squelette du chien
Le squelette constitue la charpente du corps.
Il soutient l'organisme, protège notamment certains organes et, avec les articulations et les muscles, permet au chien de se déplacer.
Il comprend notamment :
Le crâne
Il protège le cerveau et constitue la structure osseuse de la tête.
On y retrouve notamment le crâne, le maxillaire et la mandibule.
La colonne vertébrale
Elle s'étend du cou jusqu'à la queue.
Elle comprend différentes régions :
7 vertèbres cervicales au niveau du cou ;
13 vertèbres thoraciques ;
7 vertèbres lombaires ;
3 vertèbres sacrées ;
puis les vertèbres caudales, dont le nombre varie avec la queue.
La cage thoracique
Elle est principalement constituée des vertèbres thoraciques, des côtes et du sternum.
Les membres antérieurs
Parmi les principaux os :
omoplate → humérus → radius et ulna → carpe → métacarpe → phalanges.
Les membres postérieurs
On retrouve notamment :
bassin → fémur → rotule → tibia et fibula → tarse → métatarse → phalanges.
Pourquoi l'éducateur canin s'intéresse-t-il au mouvement ?
Parce qu'un comportement doit toujours être observé dans son contexte.
Un chien qui hésite soudainement à s'asseoir, qui modifie sa démarche ou qui devient inhabituellement réticent à effectuer certains mouvements ne doit pas automatiquement être considéré comme “têtu”.
L'éducation canine ne remplace évidemment pas la médecine vétérinaire. Face à une modification inhabituelle du mouvement ou à une suspicion de douleur, le vétérinaire reste l'interlocuteur compétent.
4. Les articulations : là où le mouvement devient possible
Les articulations correspondent aux zones de rencontre entre les os.
Leur structure détermine notamment le type et l'amplitude des mouvements possibles. Le cartilage présent aux extrémités de certains os contribue à limiter les frottements lors des mouvements.
Chez le chien, on s'intéresse notamment aux articulations :
- de l'épaule ;
- du coude ;
- du carpe ;
- de la hanche ;
- du genou ;
- du jarret.
Cela explique aussi pourquoi l'âge, la morphologie et les capacités physiques du chien doivent être pris en compte lors des activités.
Un chiot en croissance, un chien adulte sportif et un chien senior n'ont pas les mêmes capacités.
5. Les muscles du chien
Le squelette seul ne peut pas produire le mouvement.
Ce sont notamment les muscles squelettiques qui permettent au chien de maintenir sa posture et de se déplacer. Ils sont reliés aux os et organisés autour des articulations.
Les différentes masses musculaires permettent au chien :
- de marcher ;
- de courir ;
- de sauter ;
- de se coucher ;
- de se relever ;
- de tourner ;
- de maintenir son équilibre ;
- de modifier sa posture.
Cette dimension devient particulièrement intéressante dans l'observation comportementale.
Un chien détendu et un chien extrêmement tendu ne présentent pas nécessairement la même tonicité corporelle.
Le corps devient alors une information.
6. Les organes internes du chien
Sous le squelette et les muscles se trouvent les organes indispensables au fonctionnement de l'organisme.
Parmi les principaux organes figurent notamment :
le cerveau, qui joue un rôle central dans le système nerveux ;
les poumons, indispensables à la respiration ;
le cœur, qui assure la circulation sanguine ;
le foie, impliqué dans de très nombreuses fonctions métaboliques ;
l'estomac et les intestins, qui participent à la digestion ;
les reins, qui interviennent notamment dans la filtration et l'équilibre de l'organisme ;
la vessie, qui stocke l'urine ;
ainsi que la rate et les organes reproducteurs.
Un schéma anatomique librement réutilisable de Wikimedia Commons permet précisément de visualiser la bouche, la trachée, l'œsophage, les poumons, le cœur, le foie, l'estomac, la vessie, le côlon, l'intestin grêle, les reins, la rate et le cerveau.
7. La morphologie : tous les chiens sont-ils construits de la même manière ?
Un Chihuahua et un Berger allemand appartiennent à la même espèce, mais leurs proportions sont évidemment très différentes.
La sélection a produit une extraordinaire diversité de :
- tailles ;
- poids ;
- longueurs de membres ;
- formes de crâne ;
- longueurs de museau ;
- formes d'oreilles ;
- morphologies thoraciques ;
- types de pelage ;
- formes et longueurs de queue.
Cette diversité morphologique doit être prise en compte lorsqu'on observe ou accompagne un chien.
Elle influence également la façon dont certains signaux corporels peuvent être perçus.
8. L'anatomie sert aussi à communiquer
C'est ici que l'article peut devenir particulièrement intéressant pour les clients de Cynopassion.
Un chien communique avec l'ensemble de son corps.
Il faut observer simultanément :
- les oreilles ;
- les yeux ;
- la gueule ;
- la tête ;
- la position du corps ;
- la répartition du poids ;
- la musculature ;
- les poils ;
- la queue ;
- les déplacements.
Par exemple, remuer la queue ne signifie pas automatiquement qu'un chien est heureux : ce mouvement indique notamment un état d'activation émotionnelle et doit être interprété avec la vitesse, la direction et la position de la queue ainsi que le reste du corps.
De même, détourner le regard, bâiller ou se lécher rapidement les babines peut, selon le contexte, être associé à une situation d'inconfort ou de stress.
C'est pourquoi il faut éviter d'interpréter un geste isolé.
On lit un chien dans son ensemble et dans son contexte.
9. Les fameux « signaux d'apaisement »
L'une des images que tu as fournie est particulièrement intéressante éditorialement, mais je séparerais ce sujet de l'anatomie stricte.
Elle pourrait introduire un encadré :
Du corps au comportement : apprendre à observer son chien
Certains comportements corporels peuvent apparaître lorsque le chien cherche à gérer une interaction ou une situation inconfortable :
- détourner la tête ;
- détourner le regard ;
- se lécher les babines ;
- bâiller ;
- ralentir ;
- renifler ;
- modifier sa posture.
Mais attention à ne pas transformer cette liste en dictionnaire automatique.
Un comportement isolé ne suffit pas à déterminer l'émotion d'un chien.
Un chien peut évidemment bâiller parce qu'il est fatigué, se lécher les babines après avoir mangé ou renifler parce qu'une odeur l'intéresse.
Le contexte reste indispensable.
10. Pourquoi connaître l'anatomie aide à mieux éduquer son chien
L'intérêt pour le propriétaire n'est évidemment pas d'apprendre par cœur le nom de chaque os.
Comprendre quelques bases permet surtout de développer une meilleure capacité d'observation.
Observer avant de corriger
Avant de considérer qu'un chien “refuse”, demandons-nous ce que son corps nous indique.
Adapter les exercices
Un chiot, un adulte et un senior n'ont pas les mêmes capacités physiques.
Repérer les changements
Une posture ou une locomotion qui change brutalement mérite d'être prise au sérieux.
Comprendre la communication
Oreilles, regard, posture, déplacements et queue apportent des informations complémentaires.
Construire une relation plus juste
Plus nous apprenons à observer le chien, moins nous sommes obligés d'interpréter ses comportements uniquement avec notre propre grille humaine.
FAQ – Anatomie du chien
Combien de vertèbres possède un chien ?
La colonne comprend notamment 7 vertèbres cervicales, 13 thoraciques, 7 lombaires et 3 sacrées. Le nombre de vertèbres caudales est variable.
Où se situe le garrot du chien ?
Le garrot correspond à la région située au-dessus des épaules, à la jonction entre l'encolure et le dos. C'est notamment à cet endroit que l'on mesure traditionnellement la hauteur d'un chien.
Où se situe le jarret ?
Le jarret appartient au membre postérieur. Il correspond à la région articulaire située entre la jambe et le métatarse.
Pourquoi mon chien détourne-t-il la tête ?
Le contexte est indispensable. Détourner la tête ou le regard peut notamment participer à la communication du chien et apparaître dans certaines situations d'inconfort. Ce comportement ne doit cependant jamais être interprété isolément.
Un changement de comportement peut-il être lié à un problème physique ?
Un changement inhabituel de comportement ou de locomotion peut justifier de rechercher une éventuelle cause médicale. En cas de doute concernant la santé ou la douleur, il faut consulter un vétérinaire.
Comprendre le corps pour mieux comprendre le chien
Connaître l'anatomie de son chien ne signifie pas devenir vétérinaire.
Cela signifie apprendre à mieux regarder son compagnon.
Sa façon de marcher, de se tenir, de regarder, de détourner la tête ou d'interagir avec son environnement apporte de nombreuses informations.
C'est également l'une des bases du travail réalisé chez Cynopassion : observer le chien dans son environnement, comprendre la situation rencontrée par son propriétaire et proposer un accompagnement adapté au binôme.
Vous habitez Largny-sur-Automne, Villers-Cotterêts ou les environs et vous vous interrogez sur le comportement de votre chien ?





